Quelques Indicateurs

M

Quelques indicateurs Palu

Nombre total de cas de paludisme confirmé (TDR et GE/FM)

Indice du Paludisme (Annuel)

Nombre de décès dû au Paludisme

941

Proportion de cas simple de paludisme chez les moins de 5 ans traités par CTA

Proportion des FE ayant reçues 3 doses et plus de TPI/SP durant leurs dernières grossesses

Source : DHSI2

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à propos du PNLP

Un Mali sans paludisme d’ici à l’horizon 2030

Qu’est ce que le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) ?

Créé en 1993, le Programme national de Lutte contre le Paludisme (PNLP) a été institutionnalisé le 18 juillet 2007 par l’ordonnance N° 07-022/P-RM. Il sera ensuite érigé en Direction nationale placée sous l’autorité du Secrétariat général du ministère de la Santé. Doté de la personnalité juridique, le Programme National de Lutte contre le Paludisme qui a pour mission d’animer et de coordonner les activités se rapportant à la lutte contre le paludisme. A ce titre, rappelle la Politique nationale de lutte contre le Paludisme, le PNLP est chargé entre autres de: Contribuer à la conception et à l’élaboration des stratégies nationales en matière de lutte contre la paludisme; Coordonner les recherches et études dans le domaine de la lutte contre le paludisme; Contribuer à l’élaboration des  normes et des procédures et veiller à leur application.

Objectif général

Le PNLP mène l’action à l’échelle nationale pour mettre fin au paludisme comme menace de santé publique d’ici à 2030 dans le cadre des Objectifs de développement durable.

Objectifs spécifiques

  • Atteindre une couverture universelle en moustiquaire imprégnée d’insecticide longue durée (MILD) à travers la distribution gratuite lors de la routine et des campagnes de masse sur l’ensemble du territoire national ;
  • Atteindre une couverture universelle en Sulfadoxine Pyrimethamine (SP) à travers la distribution gratuite aux femmes enceintes sur l’ensemble du territoire national ;
  • Atteindre une couverture universelle pour la prise en charge des cas à travers un traitement précoce et correct des cas de paludisme
  • Développer des interventions à base communautaire rapprochant la prévention, le diagnostic et le traitement le plus près possible des ménages.
Historique de la lutte contre le paludisme

 

La lutte contre le paludisme a toujours été une priorité pour le gouvernement du Mali comme l’atteste son adhésion à plusieurs initiatives internationales notamment :

  • la mise en place du PNLP en 1993 suite à sa participation à la conférence ministérielle d’Amsterdam ;
  • l’initiative Roll Back Malaria (Faire reculer le paludisme) en 1999 ;
  • la déclaration d’Abuja du 25 avril 2000 lors de la conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement ;
  • les Objectifs du Millénaire pour le Développement en 2000 qui réaffirment l’engagement de la communauté internationale à agir ensemble pour réduire la morbidité et la mortalité dues au paludisme et la réduction de la pauvreté ;
  • le Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté ;
  • le sommet des Chefs d’Etat à Abuja sur le paludisme, la Tuberculose et le Sida en Mai 2006, qui a adopté l’accès universel ;
  • le Mali sélectionné comme pays bénéficiant de l’Initiative Présidentielle Américaine de Lutte contre le paludisme en 2006 ;
  • Depuis le 18 juillet 2007, l’ordonnance N° 07-022/PRM, ratifiée par la loi N°07-060 du 30 novembre 2007, qui érige le PNLP en Direction pour lui confier la mission d’animer et de coordonner les activités se rapportant à la lutte contre le paludisme ;
  • l’élaboration du plan quinquennal 2007-2011 en 2006, réalisée après l’évaluation finale du PSN de lutte contre le paludisme 2001- 2005. Ce plan s’inspire fortement de la politique nationale de santé et des stratégies mondiales de lutte antipaludiques. Celles-ci sont basées sur le développement d’interventions efficaces en matière de prise en charge (CTA, TDR) et de prévention (MILD, TPI, pulvérisation intra domiciliaire) ;
  • Dans le cadre de l’approche multisectorielle décentralisée, tous les niveaux ont pris part au partenariat impliquant les services publics, privés et la société civile ;
  • le Mali a adhéré à la couverture universelle aux interventions de lutte contre le paludisme suite à l’appel du Secrétaire général des Nations Unies en 2008 ;

le Mali a élaboré et mis en œuvre une feuille de route pour l’atteinte de la couverture universelle des interventions de lutte contre le paludisme en Septembre 2009.

 

SITUATION ACTUELLE DE LA LUTTE CONTRE LE PALUDISME

Profil épidémiologique du paludisme

Parasites du paludisme

Les espèces plasmodiales les plus courantes au Mali sont les suivantes (Doumbo et al. 1991, 1992) : (i) P. falciparum qui contribue pour 85 à 90% de la formule parasitaire. P. falciparum est responsable des formes létales, graves et compliquées du paludisme au Mali ; (ii) P. malariae est rencontré dans 10-14% des infections plasmodiales ; (iii) P. ovale, contribue pour 1% des cas d’infections plasmodiales.

En 2011, une étude menée par le MRTC a confirmé la présence de P. vivax dans les régions du Nord (Gao, Tombouctou et Kidal).

Vecteur du paludisme

Les principaux vecteurs du paludisme sont : Anopheles. gambiae s.l et An. funetus (Thèse ISFRA, Touré et al. 1979). Le complexe An. gambiae s.l est composé d’An gambiae s.s et d’An arabiensis, L’étude de Touré et collaborateurs  décrit trois formes chromosomiques d’An.gambiae s.s dénommées : forme Mopti, Bamako et Savane (Touré et al. 1989). Les trois formes chromosomiques sont reparties en deux formes moléculaires M et S par l’amplification de l’ADN ribosomal (Fanello et al.2002).

La Systématique est en constante progression, suivant les nouvelles découvertes génétiques. C’est ainsi que récemment, les formes moléculaires M et S du complexe An. gambiae s.l ont été érigées en taxons distincts: An. coluzzii pour la forme M et An. gambiae pour la forme S (Coetzee et al, 2013). Les fréquences relatives de ces vecteurs subissent des variations spatiales et temporaires significatives. En effet, An. gambiae s’observe essentiellement en saison des pluies et en savane sud-soudanienne le long des cours d’eau, alors que An. coluzzii se rencontre aussi bien en saison des pluies qu’en saison sèche et presque partout au Mali, (Touré et al, 1994 et 1998); (Maïga H. M, 1985 Thèse) ; (Traoré S.F, thèse ISFRA 1989). An. funestus est surtout abondant sen saison sèche fraiche (Touré, et al ,1979).

Compte tenu de ces variations le PNLP a sélectionné, en 2007, treize sites sentinelles en fonction du profil de transmission pour la surveillance épidémiologique.

Il ressort également des résultats de recherche que les densités d’An. gambiae s.l sont généralement faibles en saison sèche dans les localités éloignées des cours d’eau. Par contre, ces densités restent relativement élevées le long des cours d’eau permettant de maintenir la transmission pendant la même période.

Toutes ces espèces sont d’excellents vecteurs de la transmission du paludisme au Mali et réalisent une transmission « dite en relais » dans les zones de sympathrie où ces espèces cohabitent (Traoré 1989, Sangaré 2000).

 

Dynamique de la transmission du paludisme et niveau d’endémicité

Stratification et cartographie du paludisme

Il y a une extrême variabilité de l’épidémiologie du paludisme (Figure 5) qui est fonction des faciès géo-climatiques (Doumbo et al., 1989 ; Doumbo 1992). A ce titre on note :

  • s une zone soudano guinéenne à transmission saisonnière longue de 6 mois ou plus, où l’indice plasmodique (IP) chez les enfants est ≥ 80%. L’état de prémunition est acquis vers l’âge de 5-6 ans ;
  • s une zone sahélienne à transmission saisonnière courte ≤ 3 mois, où l’IP se situe entre 50-70%. L’état de prémunition est rarement atteint avant l’âge de 9-10 ans ;
  • s une zone de transmission sporadique voire épidémique correspondant aux régions du nord et à certaines localités des régions de Koulikoro et de Kayes (Nara, Nioro, Diéma, Yélimané, Kayes) où l’IP est en dessous de 5%. Tous les groupes d’âge sont à risque de paludisme grave. Une précaution particulière doit être prise chaque fois que ces populations migrent vers le sud du pays, où la transmission du paludisme est endémique.
  • s Des zones de transmission bi ou plurimodales comprenant le delta intérieur du fleuve Niger et les zones de barrage et de riziculture : Niono, Sélingué, Manantali et Markala. L’IP se situe entre 40-50%. L’anémie reste un phénotype clinique important ;
  • s Des zones peu propices à l’impaludation particulièrement dans les milieux urbains comme Bamako où le paludisme est hypo endémique. L’IP est ≤ 10% et les adultes peuvent faire des formes graves et compliquées de paludisme.

 

En l’absence de données actualisées, une stratification à l’échelle régionale a été réalisée en utilisant les données de l’enquête MIS 2015 (voir tableau 3).

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